Idées reçues, mythes et légendes en-dessous de la ceinture…

Le mercredi, c’est le jour des enfants. Et ça tombe bien, cet article ne sera pas publié un mercredi…

Il sera question ici de sexe. De beaucoup de sexe. D’innombrables sexes. Ce site étant sans publicité, nul ne m’accusera d’ambitionner le record de clic en abordant cette thématique. Sinon quoi j’aurais sûrement titré quelque chose du genre : « les cinq légendes sexuelles auxquelles vous croyez (la troisième va vous surprendre) »… Notre intention est exclusivement pédagogique, à trois titres :

  • Premièrement, faire ce dont nous avons l’habitude, en revenant sur les méthodes scientifiques qui permettent de trancher les questions apparemment triviales; or, l’acte sexuel étant reproductible (même lorsqu’il ne vise pas à la reproduction), il peut être objet de science.
  • Deuxièmement, déconstruire certains mythes angoissants autour de la sexualité, qui ne devrait pas être source de peurs et d’angoisse, mais bien d’épanouissement réciproque.
  • Troisièmement, utiliser le prétexte de certains « cas » litigieux, situés à la frontière du plausible et du vérifiable, pour y éprouver certains principes d’esprit critique.

Cet article présente un premier florilège d’idées reçues, de rumeurs ou de légendes, sous forme de chroniques vidéos, de liens vers des articles dont je suis l’auteur, ou dans un format textuel classique.

Certains faits douteux se révèlent plausibles. D’autres faits « notoirement vrais » apparaissent purement mythiques. N’hésitez pas à me proposer d’autres « idées reçues sexuelles » en commentaire, j’aurais plaisir à investiguer les plus intrigantes d’entre elles. Et si d’aventures certains sujets nécessitaient de faire des travaux pratiques, je suis prêt à donner de ma personne.

@curiolog

Sommaire

Monsieur peut-il rester coincé dans madame ?
Faire l’amour, est-ce du sport ?
De nombreuses éjaculations pour prévenir le cancer de la prostate ?
Un surdosage de Viagra® peut-il conduire à l’amputation du pénis ?
Un double pénis, est-ce possible ?
Notes et références


Le pénis captif


⚫ RUMEUR PÉNIBLE



Chronique du 20 avril 2017 dans le Magazine de la Santé, sur France 5.

Parlez-en autour de vous : il y a de grande chances pour que quelqu’un vous confie, tôt ou tard, qu’il a récemment entendu parler de ça. De mon côté, j’ai tenté l’expérience mi-avril, et cela n’a pas manqué… « Ah, mais sais-tu que c’est arrivé il n’y a pas si longtemps près de Nantes ! Et tu sais quoi ? C’était un prêtre…  » !

Fait « curieux » : l’histoire est presque toujours racontée comme cela, avec une chute : « c’est un couple illégitime, dont l’hôpital appel les conjoints respectifs », « un prélat de l’église catholique ». C’est comme si le cas médical ne se suffisait pas à lui-même, et que les narrateurs se sentaient toujours obligés d’y ajouter un sous-entendu « moral ». Or les histoires qui semblent avoir une morale, elles sont de celles qu’on aime à raconter, à propager… C’est le mécanisme de la rumeur, qui peut vite déformer les faits, ajouter des couches au récit, et faire tourner en boucle la même histoire… On n’arrive jamais à remonter à sa source et l’ami d’ami d’ami à qui c’est arrivé, n’a jamais d’identité…

Études de cas

Or, on parle ici d’une situation censément médicale. En médecine, lorsque l’on a affaire à un cas qui sort un peu de l’ordinaire, les médecins le documentent, et en transmettent la description à une revue spécialisée. Parfois, cela prend la forme d’une étude de cas très détaillée, avec des informations précises sur les procédures employées pour réaliser l’intervention. Parfois, c’est plus modeste, cela se limite à une brève communication. Aujourd’hui, les bases de données médicales permettent facilement de retrouver ces cas.

J’y ai cherché notre « penis captivus », et toutes les expressions qui pourraient correspondre au phénomène. Or voilà : le nombre d’articles médicaux qui mentionnent la chose, depuis 150 ans, est ridiculement faible. Moins d’une dizaine. Et plus étonnant encore : la quasi totalité de ces articles médicaux sont des commentaires plus ou moins directs d’un cas unique. Et cet article n’est PAS une « étude de cas méthodique », au sens où on l’entend dans la littérature médicale, mais une lettre.

La lettre d’Egerton Y. Davis (ici reproduite sur une seule colonne), le « cas » le mieux documenté de l’Histoire…

Adressée à la revue Medical News de Philadelphie, celle-ci est datée de 1884, et est signée par un certain Egerton Y. Davis, ex-médecin de l’armée américaine, résident canadien de la ville de Caughnawauga. Cette lettre commente un article précédemment publié dans ce journal, qui parlait de vaginisme.

Le vaginisme – en deux mots – est une situation médicale bien réelle : une contraction musculaire involontaire, et prolongée, des muscles situés à la base du vagin (les muscles du plancher pelvien, à 4 cm de la vulve, qui se contractent durant l’orgasme féminin). C’est une pathologie qui n’a rien de trivial. Ses causes sont très bien documentées, et sont presque toujours d’ordre psychologique, avec une peur de la pénétration, parfois entretenue par la peur de douleurs qui sont – malheureusement – favorisées par cette contraction. Les rares causes physiologiques sont des malformations génitales, ou certains troubles hormonaux qui créent le cercle vicieux douleur à contraction.

Dans la fameuse lettre, Egerton Davis affirmait avoir était le témoin d’une conséquence fâcheuse du vaginisme. Un maître surprend ses domestiques, la femme se contracte, l’homme reste bloqué, le docteur Davis arrive longtemps après, et résout le problème en endormant la femme au chloroforme. Voilà pour LE CAS le mieux documenté de l’Histoire. Et c’est ce seul document qui est si fréquemment cité comme une source médicale rigoureuse.

Or, on sait des choses intéressantes sur son auteur, le Dr Davis. L’individu est mentionné dans les archives personnelles d’une personnalité extrêmement connue dans l’histoire de la médecine : Sir William Osler, l’homme qui inventa l’internat en médecine pour les étudiants, auteur des ultra-célèbres Principes et pratiques de la médecine, dont la contribution à la médecine est si grande qu’un institut conserve toutes ses archives.

Les lettres d’Osler, étudiées par des générations de chercheurs, ne laissent aucun doute : Egerton Davis était… un pseudonyme qu’il utilisait pour faire des blagues. Osler était un médecin génial, mais aussi un immense déconneur. La revue Medical News, il y travaillait ; et la lettre sur le pénis voulait moquer la crédulité d’un de ses collègues, qu’il décrit comme un type aussi prétentieux que gonflé de certitudes. Osler n’imaginait pas que sa blague serait publiée, et il semble avoir tout fait pour l’éviter, mais elle a bien fini sous presse… et a connu le succès que l’on sait ! Son récit est devenu une légende, avec tous les traits de la rumeur.

Anatomiquement improbable

Le second « cas » : un souvenir de 1947, relaté en 1980…

Outre la lettre-canular de William Osler et ses évocations, on n’a rien de probant concernant une occurrence de penis captivus. Mentionnons tout de même une lettre de 1980 au British Medical Journal (un texte de 21 lignes, sur un tiers de colonne) d’un médecin qui croit se souvenir d’une arrivée en ambulance en 1947… Ou d’anecdotiques mentions, encore plus anciennes, de patients qui ont évoqué une contraction des muscles vaginaux qui a duré de longues minutes après l’orgasme. Quelque chose qui, comme une crampe, qui ne dure pas, même si quelques minutes ça peut sembler long… On est loin du penis captivus mythique !

En effet ! Et encore, ces micro-récits sont-ils plausibles ? Admettons. Mais un truc si bref, qui s’arrête si vite, on ne cherche pas forcément à se dégager (soit parce qu’on est pas si mal, soit parce qu’on a peur d’essayer). Alors que… physiologiquement, on pourrait. C’est d’ailleurs ce qui rend si improbable un penis captivus chez l’humain. Une verge humaine en érection est, grosso modo, un tube d’une certaine rigidité (à l’intérieur, les corps caverneux sont gonflés de sang) et dont le diamètre est constant. On ne parle pas d’un organe qui gonfle à l’intérieur du vagin, il est érigé avant la pénétration. Diamètre constant : même si l’orgasme enserre transitoirement un peu fort, se dégager est + qu’envisageable au vu de l’anatomie humaine.

Anatomie humaine, car chez d’autres espèces, c’est différent. Chez les chiens, typiquement, le bulbe constitué par le gland est très gonflé par rapport au reste de la verge (pouvant évoquer un gros bouchon de champagne). C’est la raison pour laquelle les représentants de cette espèce puissent connaître ce type de blocage. Cette situation courante a pu nourrir le mythe d’une telle mésaventure chez l’homme mais… on n’est pas des chiens ! (n’est-ce-pas Brigitte ?)

Voilà donc l’affaire : c’est une histoire qu’on raconte pour se faire peur. Mais la sexualité est déjà suffisamment entourée de tabou pour ne pas ajouter la terreur d’être coincé. Une terreur de la sexualité qui, typiquement, contribue au cercle vicieux de la peur de la pénétration, et d’un vaginisme qui n’est pas une menace pour l’homme, mais gâche la vie de nombreuses femmes. Le penis captivus n’est qu’une mauvaise blague de 133 ans d’âge… Ne la colportons plus !

Des vidéos circulent depuis peu sur les réseaux sociaux, présentant des « couples bloqués emmenées chez un médecin ». Toutes originaires du Kenya, révèle-t-elle une épidémie d’un phénomène jamais constaté auparavant… ou illustrent-elles plutôt ce que nous évoquions plus haut ? Face à la contraction très transitoire dont nous avons parlé tout à l’heure, confondue avec cet impossible « piège inextricable du pénis », il semble que certains appellent les secours sans même essayer de se dégager…


Cette légende m’a toujours fait penser à cette chanson, et vice-versa.

Faire l’amour, est-ce du sport ?

⚫ LE TOUT, C’EST DE SIX MET (DONC : NON)

L’affirmation est récurrente dans la presse grand public : « un gros câlin, c’est de 100 à 300 calories dépensées ». Les physiologistes, qui s’intéressent à la question depuis la fin des années 1950, sont pourtant bien loin d’arriver à ce compte ! Quelle est la véritable dépense énergétique associée à cette activité ? Son intensité la rapproche-t-elle plus d’un petit footing ou d’un record de 110 mètres haies ? Autant de questions d’apparences très triviales, pourtant associées à des enjeux très sérieux… et à d’épineux défis méthodologiques. J’ai consacré fin 2015 une chronique – un poil trop technique – sur la question dans le Magazine de la santé (France 5), dont vous retrouverez toutes les sources sur le site de l’émission. Vous noterez que les études sur cette question sont, jusqu’à présent, très hétéro-centrées…


Chronique du 26 novembre 2015 dans le Magazine de la Santé, sur France 5.

De nombreuses éjaculations pour prévenir le cancer de la prostate ?

⚫ TRÈS DOUTEUX

C’est une question sur laquelle j’ai été contraint de me pencher en novembre 2014, après qu’un cancérologue médiatique ait commencé à débiter d’incroyables et dangereuses banalités dans une émission du service public. Je ne reviendrais pas sur le reste des allégations de ce triste personnage (vous pouvez retrouver le dossier ici), mais cette allégation reste un classique, qui mérite sa place dans notre petite sélection.

De nombreuses hypothèses autour de liens entre activité sexuelle et développement du cancer de la prostate ont été formulées ces dernières décennies. Longtemps, les données épidémiologiques ont été limitées à des études basées sur les souvenirs des malades. Les résultats étaient donc sujets à caution – les souvenirs pouvant être déformés par les croyances des participants, ou la formulation des questionnaires. Surtout, ces résultats étaient très contradictoires : effet protecteur, effet aggravant, absence d’effet… à chaque équipe sa conclusion !(1)

Une méta-analyse publiée en 2002, portant sur cette littérature, concluait que le risque de prostate augmentait légèrement avec la fréquence des rapports sexuels (de l’ordre de +20% toutes les tranches de trois rapports sexuels par semaine). A l’issu d’un autre travail de synthèse, des chercheurs postulèrent en 2003 que le seul lien existant entre activité sexuelle et cancer de la prostate était… l’âge des participants.

La seule étude d’envergure sur la question du lien entre éjaculation et cancer de la prostate a été publiée en 2004. Elle porte sur 29.342 hommes adultes suivis sur huit ans.

Dans leur compte-rendu, les chercheurs notent que les hommes « de 40 à 49 ans » ayant « 21 éjaculations mensuelles ou plus », tout mode d’éjaculation confondu (relation sexuelle, éjaculation nocturne, masturbation), présentent un risque significativement moindre de développer un cancer de la prostate que ceux éjaculant entre 4 et 7 fois par mois. Cet effet n’a pas été détecté chez les plus jeunes, et les données manquent pour les personnes plus âgées.

Si ces données n’ont pas été confirmées par d’autres études de même rigueur, la qualité du protocole mis en place apporte un poids aux conclusions.

Pour anecdote : une étude de 1981(2), portant sur 6.226 prêtres catholiques suivis entre 1965 à 1977, a montré que dans cette population, le taux de décès associé aux cancers (cancer de la prostate compris) était de 30% inférieure à celle observée dans la population générale…


Un surdosage de Viagra® peut-il conduire à l’amputation du pénis ?

⚫ OUI, MAIS CE N’EST VRAISEMBLABLEMENT JAMAIS ARRIVÉ

Voici un cas tout à fait intéressant d’un fait médicalement plausible, mais peu plausible dans le contexte de sa médiatisation. En septembre 2013, deux périodiques colombiens, (rapidement cités par des médias de par le monde) ont rapporté qu’un patient de l’hôpital de Neiva, dans la région de Huila, aurait été amputé du pénis à la suite d’un surdosage de Viagra®. Aucune confirmation directe n’a jamais émané des services colombiens. Et si information reste médicalement plausible… aucune communication à la moindre revue médicale n’est, à la date où nous écrivons (avril 2017), venu confirmer que le phénomène soit jamais survenu. Nous reprenons ici le propos, légèrement mis à jour, d’un article proposé en 2013 au site du Magazine de la santé.

À en croire deux articles publiés fin 2013 par les quotidiens colombiens La Nación (Sobredosis de viagra tiene a hombre en apuros) et Diario del Huila (Giganteño sufrió fractura y amputación de pene), une personnalité politique régionale, désireuse d’impressionner une conquête, aurait ingéré une dose trop importante de Viagra®, avec pour conséquence une érection douloureuse et persistante. A la suite d’une visite aux Urgences, les médecins diagnostiquent une inflammation, une fracture du pénis et surtout un important risque de gangrène, rendant inéluctable l’amputation de son pénis…

Un hoax plus que probable…

Difficile, de prime abord, de ne pas croire à un canular. En effet, tous les éléments typiques d’une bonne « rumeur » – d’un bon « hoax », dans le jargon de l’Internet – sont ici réunis : un événement survenu dans un pays lointain, impliquant « un notable », qui suite à un geste anodin (ici, la prise d’un médicament très connu) se retrouve mutilé de ses organes génitaux. Exactement le genre d’informations « insolites et effrayantes » qu’un lecteur peut facilement souhaiter partager (l’expression adéquate est souvent « colporter ») pour prévenir son entourage du grave danger que représente un geste thérapeutique aujourd’hui banalisé.

Aucune confirmation directe de cette information n’a jamais été faite à un média non colombien par l’Hôpital Universitaire de Neiva. Notons également que les quotidiens ayant couvert le fait divers n’avaient jusqu’à présent jamais bénéficié d’une telle forme de publicité, ni de l’intérêt des grandes revues de presses internationales. Et que ce n’est pas la première fois que l’histoire du « Sud-Américain amputé du pénis à la suite de la prise de Viagra® » est citée dans un périodique.

De nombreux doutes doivent donc légitimement assaillir l’internaute à la lecture d’une telle information.

…mais une situation pas tout à fait inimaginable !

Toutefois, pour une fois, cet effroyable récit mêlant médecine, pouvoir et mutilation sexuelle s’avère plausible.

Mettons d’emblée de côté la dimension « politique » de l’affaire (plusieurs indices, dans les articles colombiens, laissent d’ailleurs à penser que le fameux « politicien » serait plutôt un fermier ayant eu autrefois de vagues responsabilités locales), pour nous pencher sur ses dimensions strictement médicales.

Un effet secondaire rare du sildénafil (clairement mentionné dans la fiche médicament du Viagra® [pdf]) administré aux doses conventionnelles est une érection douloureuse et persistante au delà de six heures (ce qui est la définition du priapisme). Le même document énonce explicitement que « si le priapisme n’est pas traité immédiatement, il peut en résulter des dommages et une perte définitive des tissus [génitaux] ».

En effet, des cas de gangrène du pénis associés au priapisme ont déjà été sporadiquement répertoriés dans la littérature médicale. Bien que relativement rares, les cas de gangrène des organes génitaux, induite par une infection bactérienne « consécutives à un traumatisme », sont très bien documentés.

Il est donc bien médicalement plausible qu’un pénis, des suites de la surconsommation de Viagra® et d’une fracture, ait pu entrer dans une phase de gangrène ayant rendu nécessaire son amputation. Un cas de priapisme induit par un médicament ayant entraîné de semblables complications a récemment fait l’objet d’une étude dans le journal de l’association américaine de médecine et de psychiatrie. Le médicament concerné était alors un simple antidépresseur, le trazodone. Il n’est donc absolument pas inconcevable qu’une mésaventure analogue ait pu survenir à la suite de la prise d’une substance destinée à soigner les troubles érectiles.

Reste qu’au 21 avril 2017, aucune communication à une revue médicale n’est venue rendre compte d’un cas lié au sildénafil… Quelle que soit l’authenticité du cas colombien (et de ces prédécesseurs sur la Toile), il faut rappeler que le priapisme est un effet secondaire rare d’une prise normale de Viagra®, et que la gangrène du pénis est un phénomène plus rare encore. Néanmoins, si d’aventure un consommateur de Viagra® venait à constater une persistance de son érection au delà de quatre heures, consulter les Urgences sans délai est impératif. Ce conseil n’est pas un hoax


Un double pénis, est-ce possible ?

OUI

Voir cet article sur la question rédigé en janvier 2014 !

Notes et références complémentaires

De nombreuses éjaculations pour prévenir le cancer de la prostate ?

(1) Sur 20 études publiées avant 2004, on compte 9 études observant un effet aggravant (résultats pas tous significatifs), 7 un effet opposé (idem), 3 ont conclu à l’absence d’effet, et une a conclu à une diminution du risque progressant avec le nombre d’éjaculation… jusqu’à un certain point, au-delà duquel le risque va croissant ! Voir : Ejaculation Frequency and Subsequent Risk of Prostate Cancer M.F. Leitzmann et coll, JAMA. (2004) 291(13):1578-1586. doi:10.1001/jama.291.13.1578

(2) Prostate cancer mortality among Catholic priests. Michalek AM, Mettlin C, Priore RL. J Surg Oncol. 1981;17(2):129-33.

 

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