Enquêter sur les idées reçues

Dans le cadre de la Fête de la Science (évènement national dont l’édition 2018 est consacrée à, tiens tiens tiens, la lutte contre les idées reçues 😊…) la pétulante équipe de Pint of Science m’a suggéré de proposer un petit quelque chose sur Paris…

Vous vous doutez bien qu’ils m’avaient convaincu dès la prononciation du mot « Pint ».

L’occasion était belle, et toute trouvée, pour tester une conférence sur laquelle je travaille depuis quelques temps (qui devait être un simple billet bonus à SSDOTG, et puis vous savez ce que c’est, une chose en entraînant une autre…), et qui s’intitulera donc : « Comment enquêter sur les idées reçues ? »

En effet, dans les conférences que j’anime depuis un an autour de la sortie du livre, j’aborde essentiellement la question « comment diable se fait-il que des idées fausses aient un boulevard à douze voies pour cheminer jusqu’à nos oreilles et nos cerveaux ? » ; j’invite à prendre conscience que les foutaises sont partout, relayées en toute bonne foi par des gens (chercheurs, médecins, journalistes…) persuadés d’être de bons filtres à fausses infos, et je donne quelques techniques pour détecter, voire réfuter, les gros pipeaux. Bref, je fais mon topo sur la mésinformation avec une dizaine de blagues dedans, dont deux que nous estimerons drôles, voire tordantes. Au moins.

Or, j’avais très envie de vous raconter les choses d’une façon différente. Radicalement différente.

Loin de la question des « actus » non vérifiées : celle de nos certitudes enracinées…

Comment (diable, forcément diable) fait-on pour mettre en doute les choses qui nous semblent évidentes ? La technique du « curseur de vraisemblance », de même que celle du « rasoir d’Occam« , fonctionnent-elles face à des affirmations tellement rabâchées qu’elles sont devenues des « bases » de notre réflexion (et même, parfois, des axiomes de notre système de pensée) ? Une fois l’évidence mise en doute, par quel moyen la confronter aux faits ? Comment éviter les bons gros biais de confirmation, qui risquent de nous amener à chercher les arguments qui confortent l’idée reçue, plutôt que de la mettre en défaut ?

Fil rouge de cette intervention : quelques études de cas rigolotes. Avec tonton curiolog dans le rôle du couillon persuadé de savoir des trucs, et utilisant diverses méthodes (à découvrir) pour ébranler ses chères certitudes, et faire un beau travail d’information et de vulgarisation.

Ah, euh, hum, les réservations pour la conférence sont closes. C’est plein.

Wait… WHAT ?

Quoi ? Espèce de petit salopard, tu nous fais un gros teaser-de-ouf-alléchant-et-tout-et-tout, tout ça pour nous dire qu’on peut pas venir ! Lynchez-le !

Oui mais non. Attendez deeuuuux secondes, et relisez mieux. C’est juste la première fois que je vais présenter cette conférence. Il y en aura d’autres. Enrichies de toutes les corrections que je saurai bien apporter, et dépouillées de toutes les blagues qui auront fait flop.

Et pour accompagner la conf’, je mettrai (dans les jours et semaines à venir) en ligne, ou en lien, quelques billets qui synthétisent le fruit des enquêtes dont je narre le processus. Donc vous n’êtes pas totalement délaissé par ce salaud de curiolog.

Et puis, tenez, parce que je ne voudrais pas vous laisser sur votre faim après vous avoir appâté en vous parlant de chouettes conférences scientifiques :  vous trouverez ici, mais aussi , une liste non-exhaustive de nombreuses conférences proposées au niveau national (et pour lesquelles il reste des places) dans le cadre de cette Fête de la science aux doux reflets curiologiques.

Profitez bien !

@curiolog

2 pensées sur “Enquêter sur les idées reçues

  • 3 octobre 2018 à 18 h 44 min
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    A propos des idées « reçues », parlera-t-on enfin des idées « émises » (et des médias qui les émettent et réémettent inlassablement) ?

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    • 4 octobre 2018 à 9 h 03 min
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      C’est précisément le sujet de la précédente série de conférences (et de SSDOTG ^^)

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