Livre : « Santé, science… doit-on tout gober ? »

Santé, science, doit-on tout gober est le premier livre de l’auteur de ce blog, paru en novembre 2017 aux éditions Belin [1].

Il s’agit d’un petit manuel d’esprit critique, centré sur la question de l’origine de mésinformation scientifique et sur les moyens de la détecter. Il est disponible dans toutes les bonnes librairies.

Sur cette petite page, vous trouverez :

> la quatrième de couverture ;

> la table des matières commentée, qui s’enrichira au fil des saisons de liens vers des « sous-chapitres » et autres « chapitres bonus » ; parce que 432 pages, ça me semble juste-juste, hein.

Pour en savoir plus sur les dessous de l’écriture de ce livre, vous pouvez jeter un coup d’œil ici !

Vous trouverez (sous peu) sur une autre page, une revue de presse de quelques journaux et émissions qui ont fait écho à cette publication (n’hésitez pas à me signaler de nombreux oublis, la liste que j’ai déjà constituée n’est apparemment pas exhaustive !)

Présentation de l’éditeur


Que trouve-t-on dans ce livre ?

Une quatrième de couverture, c’est bien, mais une page 11, c’est mieux… surtout quand il s’agit d’une table des matières commentée.

Chapitre ① – De quoi douter ?

(8 pages) « C’est vrai, je l’ai lu dans le journal… »

Chapitre ② – Faux semblants

(18 pages) Nos perceptions, mais également les modes de raisonnements qui émergent au gré de notre croissance, de nos expériences et de notre socialisation, sont généralement efficaces… mais hélas pas infaillibles.

Chapitre ③ – L’art de s’affranchir des faux-semblants

(30 pages) Est-il possible d’imaginer une stratégie qui permettrait, au moins dans certaines situations, de limiter les risques de nous tromper ou d’être trompés? Au fil des siècles, des êtres humains, confrontés de près avec des sources d’erreurs et d’illusions, ont identifié et formulé quelques procédés incroyablement efficaces… dont la plupart peuvent être redécouverts dans le garage de notre voisin!

Chapitre ④ – Différentes façons de confronter nos hypothèses à la réalité

(30 pages) De nombreux articles de presse commencent par ces quelques mots: « Selon une étude… ». Mais au fond, c’est quoi, une étude? En tirant le portrait des principaux types de productions scientifiques, nous soulignerons quelle peut être, dans le meilleur des cas (c’est-à-dire si elles sont impeccablement réalisées), leur contribution à l’édification d’une opinion éclairée. En effet, tous les indices n’ont pas le même poids sur la balance des présomptions.

Chapitre ⑤ – Les aventuriers de la pyramide (et de ses alentours)

(32 pages) Pour sûr, ça a la couleur, l’odeur et le goût de « la Science ». Pourtant, difficile de savoir si c’en est vraiment… d’autant plus que ce terme est un ignoble fourre-tout! Plumons-le, puis passons-le au peigne fin.

Chapitre ⑥ – Douter du douteux

(18 pages) Avoir l’esprit ouvert ? Volontiers, mais jusqu’à quel point ? (Thèmes abordés : vraisemblance, inférence, principe de parcimonie…)

Chapitre ⑦ – Le bol et la fourchette

(22 pages) Si la « démarche S » (voir chapitre ③) était une recette de cuisine, l’exécuter correctement nécessiterait de savoir manier deux ustensiles : le bol, et la fourchette. (Thèmes abordés : l’importance du nombre de sujets impliqués dans une étude scientifique, et la facilité avec laquelle on peut faire dire n’importe quoi à une étude lorsque l’on passe cette information à la trappe…)

Chapitre ⑧ – Répète un peu pour voir

(26 pages) Lorsqu’ils rendent compte d’une étude enthousiasmante, les rédacteurs de presse omettent parfois d’écrire ces quelques mots: « ces résultats doivent encore être reproduits par des équipes indépendantes ». Et, lorsqu’ils y songent, les yeux de leurs lecteurs glissent trop souvent dessus. À tort ?

Chapitre ⑨ – Docteur maillon & Mister S

(34 pages) Lorsqu’un professionnel de santé s’exprime, on suppose généralement qu’il se fait l’écho de savoirs dûment validés. Nous voyons en lui un maillon secondaire de la chaîne d’information particulièrement vigilant, car parfaitement au fait des principes de «la Science» – et sa parole à d’autant plus de poids qu’il peut affiner les préconisations scientifiques au regard de ses observations quotidiennes. Ce diagnostic général est-il toujours le bon?

Chapitre ⑩ – Le robinet à info

(42 pages) Services de presse, journalistes, rédacteurs, agence de presse – mais aussi des médiateurs scientifiques, ou vulgarisateurs – prennent-ils toujours toutes les précautions pour acheminer jusqu’à nous des informations scientifiques étayées et contextualisées?

Chapitre ⑪ – Les licornes de la rivière née du ruisseau né sans source

(42 pages) Avant de chercher à comprendre comment le système digestif d’une licorne peut transformer l’herbe en diamants, ne faudrait-il pas nous assurer que les licornes existent?

Chapitre ⑫ – L’idée que l’on se fait des choses

(16 pages) Les choses que nous lisons ont-elles le sens que nous croyons qu’elles ont ? Prenons l’exemple d’une notion souvent maltraitée : l’effet placebo.

Chapitre ⑬ – Le fait et ses interprétations

(26 pages) La première association d’idée qui s’impose à nous (ou que l’on nous impose !) n’est pas nécessairement une interprétation correcte du réel…

Chapitre ⑭ – Salut à toi, maillon

(14 pages) Salut !

Chapitre ⑮ – Le détecteur de distorsion de l’information

(28 pages) Réduire un tant soit peu le risque de nous tromper, ou d’être trompé.

 

 

[1] Les mêmes qui éditaient vos meilleurs manuels scolaires de quand j’étais petit. Si on m’avait dit…

2 pensées sur “Livre : « Santé, science… doit-on tout gober ? »

  • 6 juillet 2018 à 9 h 17 min
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    Bonjour,

    Le livre est certes intéressant, et même quasiment indispensable.
    Mon regret est qu’il n’aborde guère le domaine de l’agro-alimentaire et tous les bruits et rumeurs concernant les phytosanitaires et certaines catégories de semence.
    Un gros manque, en ce temps de déferlement du marketing pro-bio.

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    • 19 septembre 2018 à 12 h 48 min
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      Merci pour ce « quasiment indispensable », qui me fait chaud au cœur ! Concernant le regret que vous exprimez : ce livre ambitionne de donner des outils critiques au lecteur face à tout type d’informations en sciences et en santé. De très nombreuses thématiques auraient pu me servir à illustrer les différents points abordés dans les divers chapitres : les foutaises abondent dans tous les domaines… J’aurais pu multiplier les exemples de désinformation ou de mésinformation dans des champs courant de l’environnement à l’archéologie, et j’imagine que ceux qui sont particulièrement déroutés par la mauvaise qualité de l’info généraliste relativement à un sujet précis, mais que je ne fais qu’effleurer, sont déçus que le livre ne fasse « que » 432 pages ! On m’a fait grief de ne pas avoir parlé de chiropraxie, d’avoir relégué l’acupuncture à un renvoi vers ce blog, etc… Bref : ce « manuel d’esprit critique » n’est pas une « encyclopédie des mésinformations médiatiques » : c’est à chaque lecteur de trouver de nouveaux exemples, et d’utiliser certains éclairages que je propose d’apporter pour dénouer l’écheveau de chaque situation de mésinformation. 🙂

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