Qu’est-ce qu’on pourrait bien regarder ce soir ? 1000 films marquants…

Depuis plusieurs années, je pose la (les) question(s) suivante(s) à toutes les personnes avec qui le hasard m’amène à parler cinéma : « Et toi, quel film t’as marqué étant plus jeune ? Quel film est vraiment pour toi un incontournable, TA référence, TA grande claque de ciné, ton film préféré de quand tu étais petit, de quand tu étais au collège, de quand tu était ado, de quand tu étais plus vieux… Si je devais faire une liste des mille films les plus marquants, les plus chouettes, à voir au cours de sa vie, quelle serait ta contribution ? »

Chacun retient de cette litanie ce qu’il lui semble pertinent : « Ah, un très bon film pour enfant, c’est… », « Ma fille, en ce moment, elle ne jure que par… », « Moi, le film que j’ai vu le plus de fois, à en user la VHS, c’est… », « Mon film préféré de tout les temps, même si c’est un peu un nanard, mais c’est… », « Le film qui a complètement changé mon regard sur le cinéma, c’est… », « Le film qui m’a le plus foutu les poils, c’est… », etc.

Je collige toutes les réponses, au long cours, dans un fichier en ligne, que je partage bien volontiers aux contributeurs. Au fil des ans, la liste s’étoffe… et subit aussi régulièrement quelques toilettages. Revisionner un film marquant peut s’avérer très décevant. Visionner le film fétiche d’autrui laisse parfois extrêmement perplexe. Beaucoup de films « super connus » ont très mal vieilli. Un certain nombre d’entre eux sont indéniablement sur-côtés et ont, dans leur genre, de bien meilleurs contreparties. Certains films sont donc poliment exfiltrés de la liste lorsqu’une conclusion s’impose : non, franchement, quel soir aurait-on envie de « voir ça ce soir » ?

Sur environ 1100 films proposés au fil des ans, il en reste aujourd’hui 950 dans la liste. J’en ai déjà vu environ un tiers. Les deux tiers restants contiennent probablement des chefs d’œuvres absolus, et nombre de bobines à ranger dans la catégorie « ah bah dans mes souvenirs c’était quand même mieux que ça… »

Reste que tous ces films m’ont été cités comme des films « incontournables » ou « marquants ». Certains m’ont été suffisamment cités pour gagner une, voire deux « étoiles d’incontournabilité ». C’est extrêmement subjectif. C’est le projet assumé.

Vous pouvez consulter la liste en cliquant ici, et y ajouter vos commentaires. Les films peuvent être classés par titre, titre original, date, réalisateur, et âge minimal suggéré. En revanche, ne tenez pas trop compte du code couleur.

Vous pouvez bien évidemment suggérer des ajouts à la liste en commentaire de ce billet. C’est même fortement espéré ! J’attends vos pépites.

Bon(s) film(s) !

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4 réflexions sur “Qu’est-ce qu’on pourrait bien regarder ce soir ? 1000 films marquants…

  • 9 avril 2022 à 17 h 19 min
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    Pas mal ! J’ai dû en voir largement plus de la moitié… Il en manque (au moins) un : Les Chevaux de Feu, de Sergueï Paradjanov ; ça a été (et c’est toujours) une véritable claque ! (et en plus, c’est en quelque sorte d’actualité, le film, bien qu’intemporel, se passant dans les Carpathes ukrainiennes parmi la population Houtsoule)

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  • 21 mai 2022 à 19 h 44 min
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    Quand tu es jeune cinéphile, des claques monumentales, tu en prends tous les jours. Beaucoup sont dans la liste. Après dix ou vingt ans de visionnage, les surprises se font plus rares, on s’attache probablement alors plus à des films moins connus mais qui parlent de sujets qui remuent des choses personnelles en nous. Des films moins universels, mais peut-être des films qui arrivent à nous faire à nouveau sentir tout petits face à eux, et qui pourraient presque être des guides ou des jalons dans notre vie.

    Dans les films américains, je pourrais citer : La Rumeur et L’Étrange Incident. Deux films sur notre capacité un peu trop rapide à juger, à désigner des coupables et à nous croire vertueux.
    Le Plongeon aussi m’avait marqué longtemps et impressionné par sa capacité à ressembler à aucun autre : sorte d’allégorie crépusculaire racontée comme un jeu d’obstacles trivial, onirique et absurde.

    Dans les films japonais : Le Faux Étudiant, Samouraï (Okamoto) et Kiri no hata. Deux sur l’injustice (sociale ou judiciaire), un sur le travestissement (ou le relativisme) de l’histoire.

    En Europe, je citerai Les Dimanches de Ville d’Avray et Une vie difficile. Deux films très différents, mais qui traitent tous les deux à leur manière des conséquences des pièges des ‘apparences’ (et de la pression sociale qui les accompagne) dont on peut parfois être tragiquement victime (et je suis pas loin de penser qu’on est pas loin des sujets cités plus haut).

    Il y a aussi des films qui m’ont surtout permis une plus grande ouverture au monde et qui ont été l’occasion d’ouvrir, là, des portes vers de nouvelles filmographies : La Chanteuse de pansori (folklore coréen d’un art au bord de la disparition, et dont le film a permis de raviver la flamme), Le Repas (qui m’a amené aux shomingeki, les films sur la classe moyenne japonaise qui n’étaient pas destinés à l’exportation) et La Complainte du sentier (que j’ai vu dans la liste, et qui est un rapide coup d’œil vers une galaxie culturelle encore largement inaccessible aujourd’hui).

    (Merci, c’est une question que tout cinéphile devrait se poser. Même si on est pénibles à ne pas savoir restreindre nos énumérations à deux ou trois films.)

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    • 23 mai 2022 à 15 h 27 min
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      Merci infiniment ! Cela attise énormément ma curiosité ! J’ajoute immédiatement à la liste, et espère les visionner bientôt !

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